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Santé

Témoignage de Pascal, 57 ans et séropositif depuis 31 ans

C’est le témoignage d’un natif de Makamba qui approche la soixantaine et qui vit avec le VIH depuis maintenant 31 ans. Un secret simple pou sa survie: la discipline

Pascal Minani, a appris qu’il était séropositif en 1990 alors qu’il avait 26 ans. Marié et père de 2 enfants et une grossesse, il a perdu son épouse en 1995. Il vivait alors à Makamba. « Depuis, je n’étais pas tranquille à propos de la sérologie de mes 3 enfants, car j’étais convaincu qu’ils ne pouvaient pas être séronégatifs à l’époque où la PTME n’existait pas encore. Toutefois j’ai gardé le courage en assumant ma séropositivité et j’ai même pris le devant dans la lutte contre le VIH à Makamba. J’ai commencé à prendre les ARV sans complexe. Voilà pourquoi je vis positivement avec le VIH depuis 31 ans »

Son second mariage …

« Ma femme est morte en 1995 et m’a laissé 3 enfants dont j’ignorais l’état sérologique. Devenus grands, ils ont pris la décision, à mon insu, de passer au test VIH. Ils sont allés à l’ANSS et ont tenu secret les résultats jusqu’au jour où je suis rentré de Bujumbura. Ils m’ont dit qu’ils avaient une bonne nouvelle pour moi, mais qu’ils allaient me le dire si j’acceptes de sortir dans un bar avec eux. C’était ça leur condition. Nous y sommes allés, bu et mangé puis retournés à la maison. C’est en arrivant au salon qu’ils m’ont annoncé, tous 3, que leur test au VIH était négatif. C’est une soirée que je n’oublierai jamais, une première où j’ai pleuré de joie. C’est après cette nouvelle que j’ai pris la décision de me remarier et j’ai eu 3 enfants en bonne santé avec une mère séronégative », se réjouit Pascal.


31 ans vivant avec le VIH tout en restant vigoureux, quel secret ?

Pascal Minani donne 3 recettes : » Il faut connaitre d’abord sa sérologie, et l’assumer. Ensuite, vivre positivement avec le VIH et éviter au maximum le stress. Et enfin, tous les jours, observer scrupuleusement la prise des médicaments et suivre les conseils du médecin

Quant à un régime alimentaire particulier, Pascal précise qu’il n’en a aucun: « Je mange comme d’autres personnes et sans caprices alimentaires. Souvent même léger. Seulement, en 2012, j’ai dû arrêter de prendre l’alcool pour plus m’occuper de l’éducation de mes enfants et faire plus d’économie ».

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