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« Saye », par et pour les enfants

Depuis peu circulent sur différents réseaux sociaux au Burundi des photos d’enfants, visiblement heureux, joyeux et insouciants. Le mot « Saye » est omniprésent sur chaque image. Rencontre pour en savoir plus avec Dorine Munezero derrière l’initiative.

D’où est venue l’idée d’organiser un pareil événement ?

Depuis toute petite j’ai le rêve de fonder un centre d’aide pour les enfants orphelins et ceux issus des familles démunies. Faute de moyens pour réaliser ce rêve, j’ai décidé d’agir quand même avec ce dont je dispose. D’où l’idée de faire une journée pour les enfants où ils vont s’amuser et se détendre. Les fonds qui proviendront de cet événement sont destinés à une bonne action envers les enfants démunis emprisonnés dans l’hôpital de Kabezi dans la commune de Kanyosha.

Pourquoi « Saye » comme thème ?

« Saye » était le jeu favori durant mon enfance, tout comme la plupart de jeunes à Bujumbura, je crois. Le mot en soi provient de l’expression « Ça y est », que l’enfance a déformée sans le faire exprès (rires). « Ça y est » qui veut dire: c’est le moment, c’est le début, j’ai finalement compris. C’est en fait un jeu de cache-cache, dans lequel celui qui crie « Saye ? » attend jusqu’à ce que les camarades de jeu répondent « Oui !», avant de se lancer à leur poursuite.

Quel est le message derrière cet événement ?

Le message principal est de montrer aux enfants que mêmes avec leurs différences, ils peuvent toujours jouer en harmonie et cohabiter dans la joie. Mais également qu’il y a d’autres semblables qui n’ont pas cette chance de rire aux éclats et donc que c’est toujours bien de se souvenir des autres et leur transmettre cette joie. Cet événement est un début d’un projet à long terme qui garde comme objectif de valoriser la place de l’enfant dans la société et assurer son épanouissement. Quel sera le programme de l’événement?

Tout se passera au Jardin Public, le dimanche du 03 mars 2019. Au programme il y aura des jeux, des ateliers de plusieurs disciplines comme le théâtre, le slam, la danse, la peinture, le mannequinat, la magie, un music-boom et plein d’autres surprises. Chaque enfant choisira l’atelier dans lequel il voudra participer. Quant au droit d’entrée, il est fixé à 5.000 Fbu par enfant, le parent n’ayant pas à payer. Des stands pour se régaler et se rafraîchir seront également disponibles.

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