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Economie

Port sec et Ki-Sez, opportunités en or pour les industriels burundais

La Tanzanie a accordé un terrain de 10 hectares au Burundi pour la construction d’un port sec à Katosho dans la province de Kigoma. En outre, il y a aussi une zone économique de 20.000 hectares appelée Ki-Sez (Kigoma Special Economic Zone) situé à Ujiji. Bien exploitées,  ces deux infrastructures permettraient l’essor du commerce au Burundi.

Le port sec de Katosho offre deux grands avantages aux commerçants Burundais : faciliter le processus de dédouanement et désengorger le port de Kigoma et celui de Dar es Salaam. « Si un commerçant burundais fait une commande de voiture, au lieu que le dédouanement s’effectue au port de Dar es Salaam ou de Kigoma, Cette opération s’exécutera au port sec de Katosho », affirme Ntime Mwalyambi, assistant administratif régional de Kigoma.

Pour rappel, le Burundi et la Tanzanie ont signé deux accords bilatéraux le 28 janvier 2022 à Bujumbura. L’un concernait la construction du chemin de fer (Uvinza-Musongati-Gitega) et l’autre la construction de deux ports secs à Kwala, à 80 kilomètres de Dar es Salaam et Katosho à Kigoma.

Avec une superficie d’environ 20.000 hectares, la zone économique spéciale (ZES) de Kigoma est une autre opportunité pour les hommes d’affaires burundais. Elle est réservée aux infrastructures industrielles et servira comme porte d’entrée intérieure au commerce international pour les Etats riverains du lac Tanganyika à savoir le Burundi, la République Démocratique du Congo, la Tanzanie et la Zambie.

Des opérateurs burundais appelés à saisir cette occasion en or

Ntime Mwalyambi invite les investisseurs burundais à venir implanter leurs industries et profiter des opportunités de cette zone. « Il suffit d’acheter une place. Un mètre carré vaut 0,5 USD (autour de 1000 Fbu) et s’inscrire au Tanzania Investment Center », indique-t-il. Et de compléter que les premiers investisseurs sont déjà installés, l’un pour la production de l’électricité et l’autre pour le miel.

Une autre opportunité dans l’agriculture s’y présente également. Il s’agit d’un terrain de 15.000 hectares disponible pour la culture de la variété de palmier à l’huile appelée « Tenera ». Celle-ci donne une bonne production par rapport à l’ancienne variété. 

Jérémie Kekenwa, Consul du Burundi à Kigoma, confirme que certains investisseurs burundais se sont déjà installés dans cette province pour implanter leurs industries. « Ils ont permis le recrutement d’une main d’œuvre burundaise mais en se conformant à la législation tanzanienne. » 

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