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Pénurie du carburant : l’espoir est-il permis ?

Le premier lot des camions transportant le carburant serait arrivé dans les stocks de Tankoma dans la capitale politique Gitega. Selon nos sources sur place, ces camions viennent concrétiser la promesse du Président de résoudre le problème de pénurie du carburant dans un délai d’un mois.

D’aucuns s’interrogent sur l’identité de l’importateur de carburant. Certains vont jusqu’à citer la Regideso comme étant le nouveau distributeur de l’or noir au pays. Si ces allégations se révélaient vraies, un observateur avisé affirme que rien ne le surprendrait. Pour lui, c’est normal    car cette société appartient à l’État du Burundi et ce dernier a décidé de trouver une solution au problème du carburant. « Elle a un service commercial habitué à commercialiser l’eau et de l’électricité, il pourra aussi s’adapter à le faire pour le carburant », ajoute-t-il.

Dans un interview de ce mardi 23 août 2022, Léonidas Sindayigaya, Porte-parole du ministère de l’Hydraulique, Energie et Mines, a réaffirmé la volonté du gouvernement à en découdre avec la pénurie du carburant. « Le carburant qui est en route appartient à l’État du Burundi. C’est lui-même qui a débloqué les moyens pour l’acheter » a-t-il indique. Et d’assurer que les autorités feront tout le possible pour que les 25 millions de litres de carburants dont le Burundi a besoin chaque mois, arrivent désormais à temps.

M. Sindayigaya s’est aussi exprimé sur le cas de la Société Gazen Petroleum désirant importer le carburant au Burundi. Représentée par Methussela Nikobamye, elle a demandé cette autorisation en 2018 et l’a reçu en 2019. « Nous avions été surpris par ce qu’ils ont dit. Nous leur avons bel et bien donné l’autorisation mais ils n’ont jamais importé aucune goûte de carburant. Peut-être qu’ils ont rencontré le problème de devise que connait le Burundi », clarifie-t-il.

Les consommateurs, quant à eux, se soucient peu de l’identité de l’importateur. « Qui qu’il soit, tout ce que nous voulons c’est retrouver une vie normale et qu’il n’y ait plus des files interminables sur les stations-services », lance N.K, chauffeur de taxi de la ville de Bujumbura.

Un article rédigé par Alain Elvis Habonimana, issu de la faculté des Sciences sociales et Politique à l’Université du Lac Tanganyika dans le cadre d’un stage au sein du Magazine Jimbere

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