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Mirelle Kamariza, une étoile burundaise dans le firmament scientifique

Grâce à son innovation orientée vers le traitement de la tuberculose, Mireille Kamariza, 32 ans, a marqué l’année 2021, devenant une fierté pour toute une nation.

La nouvelle fuse sur la toile au début de l’année. Mireille, une jeune microbiologiste américaine d’origine burundaise, jusqu’alors inconnue du grand public, est applaudie dans le prestigieux The Havard Gazette pour l’invention d’un procédé qui peut accélérer la lutte contre la tuberculose. Que dit l’Organisation Mondiale de la Santé de cette maladie infectieuse qui touche le plus souvent les poumons ? « La tuberculose (TB) est la première cause infectieuse mortelle au monde. Près de 4.500 personnes perdent la vie et 30.000 personnes contractent la tuberculose chaque jour. » C’est donc dire si l’invention de Mireille est salutaire.

De l’astronomie à la chimie

Si le monde scientifique établissait des pronostics, peu de chances tomberaient sur une Burundaise dans de telles recherches. Comme Mireille l’affirme elle-même, « ce n’est rien de moins qu’un miracle que je sois l’une des rares à avoir pu faire ce saut. »

Durant son enfance, celle qui grandit à Bujumbura a comme rêve de devenir astronaute. Le destin fera autrement les choses : Kamariza débarque à 17 ans aux États-Unis, et s’installe à San Diego avec ses deux frères aînés. Elle y abandonnera son attrait pour l’infiniment grand, afin de se consacrer à l’infiniment petit avec des études en chimie, à l’Université de Californie à San Diego, avant de rejoindre le laboratoire de biologie à l’Université de Californie à Berkeley, où elle invente son diagnostic de la tuberculose. « Son test a transformé ce qui était autrefois un processus en 11 étapes en une étape simple », note la presse.

Son invention : un outil de diagnostic portable qui pourrait aider à identifier plus de cas plus rapidement, n’importe où dans le monde, pour empêcher une propagation supplémentaire, obtenir un traitement pour ceux qui en ont besoin, et même surveiller l’efficacité de ce traitement. Une invention qui, certainement, fera effet dans les pays en développement dont le Burundi où la tuberculose reste une réalité.

Reconnaissance de ses pairs

Ce dont elle est capable, le monde de la recherche le découvre depuis 2017. Le magazine Fortune la nomme l’une des femmes les plus influentes du monde, alors qu’elle est encore étudiante. L’année suivante, elle cofonde une entreprise dans l’industrie biotechnologique, OliLux Biosciences, dans un monde dominé par les hommes. La même année, elle rejoint la Harvard’s Society of Fellows, faisant d’elle la première femme noire biologiste de ce petit club fermé.

Durant l’été 2019, elle se rend à Cambridge et concentre ses efforts sur la diversification du pool génétique dominant en Europe, sur lequel repose la médecine de précision mondiale. En août 2020, elle est nommée par le prestigieux hebdomadaire américain Chemical & Engineering News comme l’une des étoiles montantes (en chimie) pour son invention du test rapide et peu coûteux de détection de la tuberculose. Actuellement, Mireille vit, d’une certaine façon, un monde de ses rêves, celui d’une scientifique primée, entrepreneure en biotechnologie de la Silicon Valley. Une battante qui n’est visiblement pas prête de s’en arrêter là.

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