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Publi-Reportage

« Merankabandi » à Ruyigi, un bon modèle pour le changement de comportement

Le stade de la commune Butaganzwa en province Ruyigi abritait, ce 14 décembre, les cérémonies de clôture officielle des activités complémentaires du Projet d’Appui aux filets sociaux « Merankabandi » antenne Ruyigi, mis en œuvre par le Gouvernement du Burundi via l’Unité d’Appui au Projet (UAP) en partenariat avec Action Aid International Burundi et l’UNICEF Burundi dans le volet enfance, et exécuté sur 3 ans dans 4 provinces, Kirundo, Ruyigi, Karusi et Gitega

Des bénéficiaires avaient répondu présents à ces cérémonies où les femmes étaient majoritaires. Ruyigi, province pionnière a eu l’honneur d’abriter même la clôture du projet, et dans la commune pilote, Butaganzwa.

A Ruyigi, les activités complémentaires du projet ont touché 16.894 personnes dont 13.517 bénéficiaires de transferts monétaires inconditionnels, vivant dans 4 communes d’interventions (Bweru, Butezi, Gisuru et Butaganzwa)       

Michel Nyabenda, coordinateur nationale du projet va brosser sur le challenge d’avant-projet « Plus d’un avait des doutes sur le succès des activités. On nous taxait de vouloir provoquer des révolutions des femmes en leur donnant de l’argent qu’elles iront dépenser dans des bars. Et voilà qu’aujourd’hui, le changement, l’évolution n’est qu’une évidence. Le pari a été relevé. Nous avons réussi », se félicite-t-il.

En effet, le projet consistait à fournir des transferts monétaires réguliers et prévisibles aux ménages ayant des enfants de moins de 12 ans et vivant en situation d’extrême pauvreté et de vulnérabilité, en vue du changement de comportements dans la nutrition et le développement du jeune enfant. Ainsi, durant 30 mois, une somme de 40.000 Fbu est versée à chaque ménage ciblé, deux fois le mois.   

Des résultats palpables salués par tous

Pour Elyse Muhorakeye, chargé des programmes à Action Aid, à Ruyigi, le projet a affiché des résultats positifs : « Nous avons travaillé sur des thématiques clés comme le leadership féminin, le renforcement de la résilience, l’éducation financière, la santé materno-infantile et planification familiale et le développement intégré du jeune enfant. Au cours de la première année de mise en œuvre, la moyenne de la participation au niveau provinciale a été de 99,7% pour la 1ère année 93,8% pour la 2ème année et de 97% pour la 3ème année. »

M. Muhorakeye indique également que ces participations régulières dans les formations théoriques organisées par les animateurs communautaires ont été accompagnées par des séances pratiques et des visites de ménages. 

Bénéficiaire du projet, Spéciose Ntukamazina, veuve et mère de 3 enfants a trouvé une lueur d’espoir grâce au programme Merankabandi : « Je menais une vie très misérable. J’étais retournée chez ma mère pour survivre avant d’intégrer le projet. Avec l’argent qu’on nous donnait, les formations reçues et les initiatives d’épargne et de crédits, j’ai pu m’acheter un terrain, une pour 700.000 Fbu, et un autre dans vallée de 300.000 Fbu. J’ai également pu me construire une maison et me procurer des porcins. Mes enfants ont désormais un avenir presque assuré. »

Le volet enfance renforcé

Le développement de la petite enfance étant dans la ligne de mire du projet, des initiatives ont été faites, surtout en matière de promotion de la nutrition saine pour l’enfant, mais également pour chaque individu, avec un accent particulier pour les femmes enceintes et celles allaitantes.

Louant les avancées observées, Nathalie Meyer, Représentante adjointe de l’UNICEF, indiquera qu’autour de 28.000 enfants ont bénéficié de meilleures conditions de vie grâce à l’adoption de nouvelles pratiques dont l’épargne et le crédit pour l’autofinancement de micro projet et la promotion de l’alimentation saine.

Imelde Sabushimike, Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre va rappeler que la lutte contre la pauvreté est un combat au quotidien qui engage tout citoyen. Et d’indiquer que le souhait du Gouvernement est que la phase suivante de «Merankabandi» puisse s’étendre sur une plus grande échelle.

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