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Musique

Mafikizolo au Burundi : à qui avons-nous affaire?

C’est ce week-end 16 et 17 août que le mythique groupe sud-africain se produit pour la première fois sur la scène burundaise. Si on va passer tout un week-end avec la paire sud-africaine, autant les connaître un peu. Baze tubazi… none!

Ce qui paraissait comme un canular il y a trois semaines s’est peu à peu confirmé: Mafikizolo à Bujumbura, une annonce folle pour les amoureux de la pop africaine. Plusieurs fois lauréat du « South African Music Award », dont celui du meilleur duo /meilleur groupe de l’année, le groupe n’aura pas démérité sa dénomination.

Car « Mafikizolo » veut dire « haute qualité », en zoulou. A l’origine, le groupe n’a pas toujours été ce binôme que nous voyons aujourd’hui. Son aventure commence en 1997, en Afrique du Sud, et Mafikizolo compte alors trois membres: Nhlanhla Nciza, la seule femme, Theo Kgosikwe ainsi que Tebogo Mandigoane.
Malheureusement, ce dernier sera abattu en 2004 lors d’une embuscade survenue dans une des rues de Soweto. Depuis, Nhlanhla et Theo se produisent en duo.

Avec huit albums dans la besace, la plupart des textes des chansons écrits en zoulou, certains morceaux sont plus connus plus que d’autres au Burundi. Notamment « Ndihamba Nawe », un hit de 2007 qui résonne encore dans de nombreuses fêtes burundaises (assortie de la fameuse chorégraphie groupée) : « En écrivant cette chanson, on visait tout le monde. Du plus âgé au plus jeune », déclarera Nhlanhla, la femme dans le duo Mafikizolo lors d’une interview.

Que dire du célèbre « Khona », une collaboration musicale réussie avec le groupe Uhuru ? Impossible d’oublier le très rythmé « Tchelete » produit avec la superstar nigériane Davido. Il faudra citer également le morceau « Emlanjeni », plus connu sous le titre de « Meet me at the river », écrit en hommage à Tebogo Mandigoane.

Le plus récent des albums, sorti en 2017, s’intitule « 20 », en hommage aux 20 ans dans l’industrie musicale.

Mafikizolo mélange principalement quatre styles: l’Afro Pop, le kwaito, l’afro-soul et le house. Grâce à ce melting-pot, le groupe n’embarque pas que les Africains dans son bateau.

En attendant de vivre Mafikizolo sur scène, à retenir que le 1er show sera à l’Arena au soir du 16 août. Avant un concert grand public au Lycée Scheppers le 17 août.

D’ici là, cheers to the freakin’weekend.

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