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Environnement

Latawama: 6,9 millions € pour le bassin du Lac Tanganyika pendant quatre ans

©Google | Visualisation géographique du lac Tanganyika et de son bassin

Lancement officiel ce 25 juillet du « Lake Tanganyika Water Management » (Latawama), projet qui regroupe cinq pays, le Burundi, la Tanzanie, la RDC, le Rwanda et la Zambie. Financée par l’Union Européenne et réalisé pendant quatre ans par l’Agence belge de coopération en partenariat avec l’Autorité du Lac Tanganyika (ALT), l’initiative vise notamment à « prévenir la pollution des eaux transfrontalières du lac Tanganyika et de son bassin ». Synthèse 

Le constat de départ est net: le bassin du lac Tanganyika, réserve de 18% du volume d’eaux douces libre de surface au monde et qui s’étend sur le territoire de cinq pays, dont quatre riverains (Burundi, RDC, Tanzanie et Zambie), est sous pression. Démographique d’abord, avec plusieurs villes croissantes qui tirent profit/ de la proximité du lac, Bujumbura étant la plus importante. Ensuite, tout un chapelet de conséquences de cette hausse des bénéficiaires du lac: surexploitation des zones de pêche, pollutions d’origines diverses, détérioration croissante de la qualité des eaux, des affluents, et de l’écosystème aquatique et terrestre du bassin, etc. A ce tableau de défis s’ajoute l’impact des changements climatiques.

Lors du lancement du Latawama: poignée de main entre le Secrétaire Exécutif de l’ALT Ir Jean Marie Nibirantije, Koen Goekint le Représentant résident de l’ENABEL, sous le regard de l’Ambassadeur de l’UE au Burundi Wolfram Vetter

C’est pour pour prévenir la détérioration du bassin du deuxième plus grand lac d’Afrique, avec une biodiversité unique, voie de communication liant quatre pays et les côtes Est et Ouest de l’Afrique, qu’est donc lancé le Latawama. Objectifs principaux: contribuer à l’utilisation équitable, au partage des bénéfices et à l’atténuation des risques communs aux eaux transfrontalières du lac Tanganyika et de son bassin. Le projet veillera en particulier à améliorer durablement la gestion et le contrôle de la qualité des eaux transfrontalières du bassin du lac Tanganyika.

Dans ce processus, le bénéficiaire direct du projet sera le Secrétariat de l’ALT, basé à Bujumbura, qui sera accompagné et appuyé durant les 4 ans du projet. Cinq villes feront aussi l’objet d’une attention particulière, dont quatre riveraines du lac (Bujumbura, Kigoma, Mpulungu et Uvira), en plus de la ville rwandaise de Cyangugu situé sur le bord du lac Kivu, qui se déverse par la rivière Ruzizi, alimentant au sud le lac Tanganyika.

Pour Bujumbura, il s’agira notamment de déterminer les mécaniques d’évacuation des eaux usées selon le schéma directeur de la ville, avec une attention particulière pour la station d’épuration de Buterere. A Kigoma, Mpulungu, Uvira et Cyangugu, le projet participera à des projets d’assainissement des latrines, des marchés, des hôpitaux, des abattoirs, etc, en vue d’un meilleur tri des déchets (solides/liquides, organiques/inorganiques, etc).

A terme, le Latawama souhaite déboucher sur l’activation d’un outil de suivi de la qualité des eaux du Tanganyika, ainsi que la réduction de la pression environnementale des 5 villes pilotes sur la qualité des eaux du lac.

© Document de projet | Zones d’intervention du projet Latawama dans la ville de Bujumbura

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