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Economie

Lac Tanganyika : les attentes autour des 2 millions d’euros investis dans la pêche

Jeudi 3 décembre, à l’hôtel Club du Lac Tanganyika, la FAO, en partenariat avec l’Autorité du Lac Tanganyika lançait le projet triennal LATAFIMA dont l’objectif est de relancer le secteur de la pêche du lac Tanganyika. L’appui financier est de l’Union européenne …

« Lake Tanganyika Fisheries Management », l’intitulé du projet. Sa mission : améliorer la gestion de la pêche dans le lac Tanganyika au Burundi, en Tanzanie, en RDC et en Zambie, les pays qui se partagent ce lac le plus long au monde (677 km), avec 18 % de volume d’eaux douces.

Sylvain Tusanga Mukanga, Directeur exécutif de l’Autorité du Lac Tanganyika : « Ce projet triennal (2020-2023) contribuera au développement durable de la pêche, à la conservation de la biodiversité aquatique, et à l’éradication de la pêche non règlementée et non déclarée. L’exploitation durable des ressources halieutiques est au bénéfice des générations présentes et celles futures. C’est notre devoir de les préserver. »

Des propos appuyés par Isaias Angue Obama, Représentant résident de la FAO au Burundi : « L’accès libre au lac, la forte pression du fait d’un nombre très élevé de pêcheurs, l’utilisation des engins prohibés et des pratiques de pêche illicites, sont autant de facteurs qui sont à l’origine de la baisse de la productivité du lac Tanganyika. Le projet, entre autres, apporte des solutions à ces défis. »

Soulagement pour les pêcheurs …

Pour Jean Baptiste Baragunaguza de la Fédération des Pêcheurs et Fournisseurs des Poissons au Burundi, il était temps que des actions allant dans l’optique de la promotion de la pêche soient menées. Il aura rappelé la baisse de production dans le secteur : « Elle va crescendo au fur des années. En 2017, la production en poisson avoisinait les 5.000 tonnes, par mois. Je ne pense pas que ce rendement puisse être possible actuellement. » Et de marteler qu’avec un suivi et un contrôle vigoureux, la meilleure production reprendra, pour l’intérêt de tous.

Evoquant une enquête de 2014 qui faisait état de 15.311 pêcheurs dans le lac Tanganyika, Baragunaguza s’inquiète que ces chiffres pourraient probablement doubler, car la majorité des habitants riverains du lac voudraient vivre du lac, ce qui favorise la pêche illicite.

Sur ce, Prosper Kiyuku, chargé de programme à la FAO, fait savoir qu’il y’a une planification visant à réduire l’effectif des pêcheurs dans le lac, et les former dans d’autres métiers, pour éviter de créer de nouveaux cas de chômage dans les communautés.

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