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Hygiène

Internat et hygiène, un couple pas toujours compatible

Conçues pour devenir de véritables vecteurs d’un enseignement de qualité pour leur ambiance propice au travail et les vertus d’une vie commune partagée, les écoles à régime d’internat sont en passe de devenir de canaux de transmission des maladies pour leur manque d’hgiène. Les responsable sont d’un autre avis…   

« Pour se développer, il faut avoir une bonne santé et pour avoir une bonne santé, il faut de l’hygiène », chante ainsi un des élèves du petit séminaire de Kanyosha, une des écoles à régime d’internat qui a formé des élites du Burundi. Nous sommes au sud de la ville de Bujumbura.

Justement c’est là où le bât blesse car dans certaines de ces écoles, la propreté n’est pas de mise. Certains élèves se prêtent des serviettes le matin avant de prendre la douche, d’autres les uniformes ou les tenues de sport. Et ces habits ne sont pas lavés comme il faut. « Nous avons souvent la gale et d’autres maladies liées à la peau sans savoir la cause », lâche P.M., un élève du lycée Saint Marc, une école à régime d’internat située dans la zone Ngagara.  

Un règlement clair sur l’hygiène bien établi dans les écoles

Malgré cet état de fait, les responsables de ces écoles essayent tant bien que mal à juguler cette situation afin d’en minimiser les risques. « Nous avons un règlement concernant l’hygiène et la proprété dans notre établissement.  Un horaire a été établi pour faire la proprété pour chaque endroit, du dortoir aux salles de classe en passant par les toilettes », rassure Damien Nduwayo, directeur du lycée saint marc. Et de marteler que ce programme est scrupuleusement suivi par des encadreurs qui vérifient régulièrement si les élèves ont fait ce qu’ils devaient faire. 

Propos partagés par Richard Niyonkuru, encadreur au petit séminaire de Kanyosha qui soutient que chaque établissement à un règlement d’ordre intérieur pour que chaque élève participe à rendre son milieu scolaire propre : « Par exemple chez nous, chaque élève sait bel et bien qu’après fini de manger, il doit impérativement laver bien son assiette. »  

Et donc l’éducation à l’hygiène doit entraîner le changement de comportement. Si nous mettons l’accent sur les enfants en âge scolaire, en leur donnant les outils et les connaissances qui les exercent sur l’hygiène leur permettant aujourd’hui de changer de comportement, les générations futures seront mieux préparées à prendre soin de leur famille, de la santé de leur communauté et de leur environnement.

Un article rédigé par Nday chance Kamariza, issu de la faculté des sciences de la communication à l’Université Lumière de Bujumbura dans le cadre d’un stage au sein du Magazine Jimbere

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