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L’importance de collaborer : la leçon apprise par les entrepreneurs culturels burundais en terre malienne

Revenus du Mali où ils participaient, grâce au Projet Européen d’appui au secteur de la culture au Burundi Pasacc-Bu, à la 18ème édition du forum Maaya Africa 2022 tenue du 2 au 6 février en marge de Ségou’ Art-Festival sur le fleuve Niger, six entrepreneurs culturels et créatifs burundais veulent placer « l’Ubuntu » au centre de leurs activités au même titre que les maliens autour du concept « maaya ». Ceci ressort de l’atelier d’échanges des capacités tenu ce 17 mars 2022 à Royal Palace Hôtel.

Cet atelier organisé par l’ADISCO et la Maison de l’Entrepreneur MDE via son programme Scale-Up était un cadre d’échange entre les entrepreneurs et d’autres acteurs de ce secteur culturel afin de dégager l’impact innovant qui pourrait naître de cette aventure.

« L’ADISCO et la MDE croient au pouvoir éducatif et transformateur de partage d’expériences. Nous sommes tous heureux que le projet Pasacc-Bu prenne en compte la dimension mobilité régionale des entrepreneurs » a précisé la directrice de la Maison de l’Entrepreneur Chantal Ntima dans son discours d’accueil.

En effet, ces entrepreneurs ont bénéficié cette bourse de mobilité grâce à l’appui financier de la délégation de l’Union Européenne et l’Africalia à travers le projet Pasacc-BU. De plus, ils ont été émerveillés par les vertus que regroupe le mot « Maaya ». Parmi les valeurs vantées par ces entrepreneurs venus du Forum Maaya Africa 2022 figurent le travail, le leadership, l’éducation, l’art, la science, … C’est ainsi qu’Aster Anderson Rugamba, manager du groupe « les Jumeaux music » a ainsi terminé son exposé : « Nous voudrions faire « Ubuntu » le fondement de notre parcours entrepreneurial car nous avons compris que sans valeurs sociétales, nous risquons d’avancer en decrescendo. »

Avantages d’un travail en synergie

Pendant toute une semaine, ces entrepreneurs ont participé au festival sur le fleuve Niger, à diverses discussions autour des tables rondes, à des visites des expositions d’art et des exhibitions folkloriques et aux divers panels organisés lors du forum dont le Ted Maaya où Armel Chabert Ngendakumana a.k.a Masterland a exposé sur la situation des entrepreneurs culturels burundais ainsi que les défis et les enjeux du secteur.

« C’était surprenant de voir comment les acteurs culturels maliens sentraident au nom de la patrie. Ils ont su créer un terrain de confiance et dentente qui te donne envie dy retourner après une visite », a témoigné Ismaël Mategeko, manager du Label Bukiv Lab, enthousiasmé à l’idée de former un réseau burundais fondé sur les valeurs d’Ubuntu.

Les différentes personnalités présentes dont des entrepreneurs et des personnalités du secteur culturel burundais, Claude Bochu, l’Ambassadeur de la délégation de l’Union Européenne au Burundi, Jean Claude Kanene, Assistant au ministère ayant dans ses attributions la culture, Claudette Mukankuranga, Directrice de l’Office Burundais des Droits d’Auteurs et des droits voisins,… ont soutenu que le forum Maaya a été d’une grande utilité parce que non seulement les entrepreneurs burundais ont échangé leurs connaissances avec d’autres entrepreneurs d’Afrique et d’ailleurs mais ils en ont aussi profité pour inviter les investisseurs étrangers. « Si nous, entrepreneurs, ne pouvons pas travailler en synergie, il est encore plus difficile aux investisseurs étrangers de sintéresser à notre secteur culturel », a conclu Ismaël Mategeko.

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