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Égide MPABWANAYO, le génie éleveur des porcs

Après l’université (Faculté d’agronomie et agri-business), le jeune entrepreneur se lance dans une activité génératrice de revenus : la porciculture. En l’espace de 18 mois, l’élevage est passé de 6 porcelets à 61 porcs. Bien plus, il produit lui-même leur nourriture

Au départ, l’idée est de répondre aux besoins de sa communauté (colline Kirambi, Mwaro) qui ne récoltait pas assez par manque d’engrais. D’où le projet d’élevage de porcs, afin d’avoir de l’engrais organique issu du fumier provenant d’excréments des porcs. 

Fin janvier 2020, avec l’aide de sa famille, il mobilise 4 millions de Fbu pour construire une porcherie moderne et achète 6 porcelets. La question qui se pose alors : comment nourrir les bêtes, le tourteau de palmiste prisé coûtent les yeux de la tête sur la colline. Après l’université (Faculté d’agronomie et agri-business), le jeune entrepreneur se lance dans une activité génératrice de revenus : la porciculture. En l’espace de 18 mois, l’élevage est passé de 6 porcelets à 61 porcs. Bien plus, il produit lui-même leur nourriture Égide MPABWANAYO, le génie éleveur des porcs. 

Les larves, la clé du succès 

Grâce à un voyage en Ouganda pour enrichir ses connaissances et les recherches sur Internet, il met en place un système de production de larves de mouches qui servent d’aliments pour le bétail. « La technique de production de larves est très avantageuse. Ces larves sont très riches en éléments nutritifs et remplacent valablement le tourteau palmiste très cher. » 

Le succès ne se fait pas attendre. Les porcelets se multiplient vite. Ils passent de 6 à 61 porcs … en 18 mois. Mais le jeune Mpabwanayo choisit de ne pas vendre le bétail dans l’immédiat, car son rêve est d’agrandir la porcherie, pour loger au moins 200 porcs, avant de passer à la vente. 

L’appel aux jeunes 

En plus de cette technique de production de larves des mouches, la façon dont Egide a construit sa porcherie de manière à pouvoir collecter les urines constitue un autre aspect innovateur : « Ces urines, également utilisés comme fertilisants dans la culture des champs, sont très efficaces et cela nous permet de parvenir à augmenter rendement agricole. » 

Côté défi, le jeune Mpabwanayo voudrait s’acheter une machine pour produire en suffisance la nourriture pour ses bêtes. Optimiste pour la suite, il dispense actuellement des formations sur l’élevage de porcs à d’autres jeunes chômeurs et les incite à user de leurs compétences pour l’auto-emploi. 

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