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Liliane, la battante

Domaine que plusieurs veulent considérer comme réservé aux hommes, le journalisme sportif burundais a pourtant à sa tête une femme. Rencontre.

Qui est Liliane?

Je me nomme Liliane Nshimirimana, native de la colline Kanyami commune Kiganda, province Muramvya. J’ai fait mes études primaires à l’EP Bukwavu dans la commune Rusaka, le cycle inférieur, je l’ai fait à l’ENEFA Kibumbu et le Cycle supérieur au Lycée Sainte Thérèse de Mushasha à Gitega, ex-ENF section Lettres Modernes. J’ai un diplôme de Master en journalisme obtenu à l’Université du Burundi et une licence en Sciences de la communication et conception audiovisuelle, obtenue à l’Université Lumière de Bujumbura. J’ai embrassé la carrière de journalisme depuis l’an 2007 après avoir terminé mes études universitaires. Je suis la première femme burundaise qui a animé les émissions sportives sur les ondes de la radio au Burundi. En plus d’être journaliste, j’ai pratiqué le volley-ball et je suis membre fondatrice de l’équipe féminine de volley ball dénommée New Colombe dont je suis actuellement le coach adjoint.

D’où tirez- vous la passion pour le sport?

Petite, je jouais à Horo, comme toutes les fillettes mais aussi au foot avec d’autres enfants qui jouaient dans la rue ou à l’école pendant la récréation. En 5ème année primaire, avec notre enseignant Diomède Mbanyi, nous avons aménagé un terrain de volley ball et fabriqué des ballons à l’aide des sachets et des vieux habits. Une année après, comme notre école était en face de la Paroisse, il y avait deux frères Bene Paul qui avaient un ballon. Ils nous invitaient pendant la récréation et nous mettaient sur un cercle pour apprendre à jouer au volley ball. Depuis cette époque, je suis une mordue du sport.

Comment êtes-vous devenue journaliste sportif?

J’ai toujours aimé la radio. À l’internat, on me soutirait des points en éducation pour avoir un poste récepteur alors que c’était strictement interdit. Comme je faisais partie du club génies en herbes de mon école, je suis parvenue à convaincre la Sœur Directrice de mon école qu’avoir un poste récepteur est un atout pour les questions d’information. À la radio, j’aime la musique, le sport et les journaux. Dans les émissions de Sport, le journaliste Tharcisse Tungabose de la radio nationale m’inspirait d’une façon inexplicable.  En 2005, alors que j’étais encore étudiante, j’ai pris l’initiative de partager les informations en rapport avec le jeu de volley-ball que je pratiquais aux journalistes sportifs. Ces derniers ont apprécié mon travail et Feu Venant Nimpagaritse de la TV nationale m’a choisie pour figurer dans la commission médias et communication du CNO Burundi et j’étais membre de l’Association des journalistes sportifs du Burundi. C’est ainsi que cette belle aventure  a commencé.

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