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Editorial

Burundi: ce qu’on sait sur la Covid-19…

Blaise N., le Rédacteur en chef du Magazine Jimbere

Des centaines de millions de perte pour l’hôtellerie. Pour faire face au choc de la pandémie, du personnel licencié. D’autres n’ont eu le choix que de mettre la clé sous la porte. Le secteur, probablement l’un des plus touchés …
Avant d’entrer dans le vif du sujet, un rappel : le 31 mars 2020, le Burundi annonce les premiers cas de la Covid-19 sur son sol. Pour notamment limiter la propagation de la pandémie, qui met à genoux le monde entier, l’Etat burundais prend des mesures strictes, comme réduire l’accès à son territoire.
Cette mesure, indispensable, de fermeture de frontières, n’est pas sans conséquence sur l’activité économique du pays et le quotidien du Burundais. Les affaires au poste frontière de Kanyaru haut jusqu’à Mabanda, en passant par Ruhwa et Gatumba sont à l’arrêt. Bistrots, boutiques, restaurants, kiosques, … ont tous fermé. Au marché « Chez Sioni », les agences de voyage tournent au ralenti.
Sur les visages des commerçants, on ne peut que lire tristesse et désolation.

Au mois d’octobre 2020, l’Isteebu annonce les premiers résultats de l’impact
de la Covid-19 sur les activités des entreprises et les conditions de vie des ménages : 7 sur 10 entreprises déclarent avoir été touchées par la pandémie, alors que près de 2 ménages sur 10 passent toute la journée sans rien manger à cause du manque d’argent, ou d’autres ressources, pour s’acheter de quoi mettre sous la dent. La situation en milieu scolaire n’est pas en reste.

Face à la pléthore d’élèves dans les salles de classe [plus du tiers de la population burundaise – MinEduc 2019], difficile d’y faire respecter les mesures de prévention. Quid du domaine de l’art, de la culture ? Plusieurs rendez-vous majeurs annulés.

Malgré ce tableau noir, la situation n’est pas totalement sombre. Le domaine de la santé s’en sort même plus renforcé. Jusqu’au 6 octobre 2020, selon le Ministère de la Santé, sur un total de 514 personnes testées positives, la pandémie n’avait fait qu’un seul décès.
Dans le domaine, on se félicite du travail abattu. « Avec la menace du virus Ebola, nous étions préparés en termes de personnel soignant au niveau des différents points d’entrée du pays. Nous n’avons fait qu’augmenter la capacité du personnel ainsi que des équipements sur des zones de screening déjà installées. »
Tout de même, les défis ne manquent pas : au niveau des points d’entrée du pays, le Burundi enregistre beaucoup de cas positifs en provenance de l’extérieur. La gestion de ces cas, plutôt difficile. La raison ? Absence d’infrastructures efficaces pour pouvoir s’en occuper.

Toujours au titre des leçons apprises, la très bonne nouvelle nous vient du
District sanitaire de la province Cibitoke : « La crise aura rappelé à la population l’importance des bonnes pratiques d’hygiène, telles que le lavage des mains ou la distanciation sociale, ce qui a, en outre, permis la diminution
sensible des maladies des mains sales jusqu’à 40%. »


En espérant que vous vous trouvez toujours en bonne santé, avec ce 26ème
numéro du Magazine Jimbere, retrouvez l’actualité du Burundi, comme ailleurs, marquée ces derniers temps par le passage du nouveau coronavirus …

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