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Santé

Autisme au Burundi : cesser de cacher les enfants différents

Alors que chaque 2 avril, le monde entier célèbre la journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme. Au Burundi, les enfants autistes vivent dans l’incompréhension de par leur mode de vie «anormal».

Comme le definit Marie Misarova, orthophoniste et responsable du centre Talitha Koum, le seul centre qui prend en charge les enfants autistes au Burundi, ce trouble se definit commeune autre forme de fonctionnement du cerveau, un trouble neuro-développemental dont les premiers signes se manifestent avant ou vers l’âge de 3 ans. Il se caractérise par un déficit de la communication et des interactions sociales, et par le caractère restreint et répétitif des comportements, intérêts et activités.

Selon Madame Misarova, ce trouble n’a pas de cause unique identifiée et les recherches soutiennent l’hypothèse d’un facteur génétique. L’autisme n‘est pas une maladie. Il ne se guérit pas, et nécessite une prise en charge précoce pour aider l’enfant à progresser.

Les autistes necessitent beaucoup dattentions

L’autisme, se présentant selon les particularités de l’enfant, il existe des symptômes générales, comme le precise Marie Misarova. Il s’agit notamment de l’isolemment, la difficulté de garder le contact visuel, faire le sourd quand on l’appelle, la présence des anomalies du langage (répétition mot à mot des consignes, bruits, retard de langage). L’autiste, des fois, ne pointe pas du doigt, ne craint pas les vrais dangers. Il s’adapte difficilement aux changements de routine, fait des mouvements répétitifs avec son corps (se balancer, battre les mains), et il s’attache à des objets inhabituels (branches, ficelles, fouets,…). Egalement, il semble être insensible à la douleur. Il est trop sensible aux certains bruits, trie sa nourriture et refuse certains aliments selon leur texture.

Ainsi, indique encore Madame Misarova, ces symtômes provoquent des difficultés significatives au quotidien, et selon leur gravité. Ils peuvent être très handicapants, non seulement pour l’enfant mais surtout pour sa famille. Puisqu’il s’agit d’un handicap invisible, on peut difficilement expliquer pourquoi l’enfant ne communique pas, n’obéit pas, et présente des comportements bizarres. Comme il s’agit d’un trouble neuro-développemental, il peut apparaître avec d’autres troubles associés tels que le trouble d’attention sans ou avec hyperactivité, les troubles de sommeil, l’épilepsie, les troubles de la motricité fine et de coordination, la déficience intellectuelle etc.

Pour accompagner un enfant autiste, Madame Misarova appelle surtout les parents à consulter un spécialiste (neuropsychiatre, psychologue clinicien, orthophoniste) dès qu’ils aperçoivent des comportements inhabituels pour effectuer une évaluation des compétences et des déficits dans les domaines de communication, les intéractions sociales et comportements restreints et stéréotypés. Une fois, l’autisme soupçonné, il faut que les parents s’investissent à 100% pour le mieux de leur enfant.Le meilleur thérapeute, c’est le parent. L’autisme est présent toute la vie, y compris à l’âge adulte. Mais il existe des approches éducatives et comportementales qui agissent sur les symptômes. Les interventions spécialisées et individualisées ont pour objectif de permettre à l‘enfant de faire des progrès si elles sont pratiquées à la maison.

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