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Apprendre en s’amusant : la bonne formule pour communiquer avec les plus jeunes

Chaque 12 Août, le monde célèbre la Journée internationale de la jeunesse. Le thème de l’année : « L’engagement des jeunes pour une action mondiale ». Un défi que tente de relever les jeunes du MAJ (Mouvement Action des Jeunes) encadrés par l’ABUBEF. Depuis une semaine, le mouvement forme une quarantaine de jeunes sur différents thématiques :  l’estime de soi, la santé sexuelle et reproductive, et les compétences à la vie courante. Reportage.

C’est une trentaine de jeunes encadrés par l’antenne de l’ABUBEF en mairie de Bujumbura qui organise la formation. Avec cette activité, ils profitent de l’occasion pour partager les connaissances apprises avec leurs « petits » frères et sœurs, et encore mieux, rentabiliser et occuper les plus jeunes durant cette période des vacances. Une quarantaine de jeunes, de 14 à 24 ans, issus des différents quartiers de la mairie ont répondu au rendez-vous, pour échanger et débattre. Il y’a des jeux et des sketchs, intéressants pour ces adolescents.

L’absence de dialogue parent-enfant …

On peut difficilement parler de la sexualité des jeunes sans parler de grossesses non désirées. C’est un film court-métrage d’une lycéenne qui tombe enceinte et risque sa vie en avortant clandestinement qui enclenche le débat. Parmi les participants, Rodrigue, estime que l’irresponsabilité et le manque d’ambition des jeunes filles, constituent les causes des grossesses. Rapidement, deux blocs se forment.

Pour certains, la cause de tous les maux est l’absence du dialogue parent-enfant, et tous ces tabous autour de la sexualité dans la culture burundaise. Les adolescents pointent aussi du doigt des parents qui préfèrent envoyer leurs enfants dans des formations juste pour éviter la discussion. Pour l’autre camp, l’irresponsabilité des garçons n’arrange pas les choses. Si une grossesse non désirée est une conséquence de l’acte de deux personnes, il est temps que les jeunes hommes prennent conscience des dégâts, dans les familles et la communauté.

Les discussions entre jeunes sont à encourager

Cette formation est bénéfique pour les jeunes. « C’est vrai qu’elle ne remplace pas le rôle des parents, mais c’est un endroit où on apprend en s’amusant. On peut oser aborder toute thématique en rapport avec la sexualité. En plus, on évoque d’autres thèmes comme l’estime de soi, le respect des autres. … », précisera Ginèse Inamahoro, membre du MAJ. Cette formation prendra fin le 21/08/2020. La sensibilisation sur les méfaits des stupéfiants et une formation en leadership font également partie de la formation.  

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