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Société

48 milliards pour le PCDC en commune Mukaza : la part de tout un chacun est plus que nécessaire

Pour l’exercice 2020-2024 correspondant à la 3ème génération du PCDC (plan communal de développement communautaire), la commune Mukaza prévoit un budget de 48 milliards de Fbu. Les ONGs, confessions religieuses, banques et institutions de sécurité sociale ouvrant dans cette commune qui devraient contribuer au (PCDC) trainent les pieds. Rénovat Sindayihebura, administrateur de la commune Mukaza met en garde : « l’institution qui ne va pas contribuer se verra retirer son agrément ».

« Chaque institution, organisation ou association qui obtient le droit de s’implanter dans une commune, s’engage à prendre part au développement de ce dernier », a martelé l’administrateur communale de Mukaza, lors de la rencontre avec les représentants de ces institutions œuvrant dans cette commune le 9 mars dernier à l’Hotel Source du Nil.

Selon M. Sindayihebura, toutes les institutions œuvrant à Mukaza doivent respecter leurs engagements au risque de perdre leurs agréments : « La commune n’est pas en mesure de financer tous les projets du PCDC, raison pour laquelle nous appelons chaque institution, ONG, etc… à honorer les engagements pris lorsqu’elle a reçu le droit de s’implanter en commune Mukaza, c’est à dire de contribuer au développement. »

Et de prévenir qu’à la fin du PCDC3ème génération, il fera un rapport au Ministère de l’intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique établissant la liste des institutions qui n’ont pas coopéré avec la commune afin que des mesures appropriées soient prises à leur encontre.

Quid du PCDC et des 48 milliards de budget ?

Le Plan Communal de Développement Communautaire est une planification qui donne une image générale de l’évolution de chaque commune sur une période de 5ans. Ce PCDC qui existait au temps où le Burundi comptait 119 communes, continue à être appliqué. Chaque commune est appelée à établir un documentt détaillant ses propres projets selon ses priorités. Ce nouveau PCDC de la 3ème génération a commencé en 2020 et compte être achevé à la fin de 2024. « Les projets de la deuxième génération de la commune Mukaza n’ont pas été exécutés, la raison majeure étant le fait que les taxes et impôts dans cette circonscription urbaine sont levés par la mairie », a expliqué Rénovat Sindayihebura.

 » La commune n’est pas en mesure de financer tous les projets du PCDC, les ONG œuvrant dans notre commune doivent apporter leur pierre à l’édifice  »

Selon le document du PCDC de Mukaza, sur les 48 milliards qui doivent couvrir la 3ème génération, 4% proviendront des cotisations et contributions de la population. La commune devra contribuer jusqu’à 38%, une part élevée et difficile à réunir d’autant que celle-ci ne peut légalement prélever les impôts locatifs ou impôts fonciers. Les 57% restants seront partagés entre les partenaires techniques, financiers de la commune (institutions, entreprises et confessions religieuses etc..) et les partenaires du pays tels que la banque mondiale, les ambassades etc…

Des contributions aux comptes gouttes

Par ailleurs, chaque année, malgré les 570 millions que la commune récoit de la part du gouvernement dans le cadre du développement communautaire et qui sont notamment déployés dans l’appui des coopératives, dans les infrastructures, les écoles, hôpitaux…, cette somme ne suffit pas pour l’atteinte des objectifs répertoriées dans le PCDC.

Selon toujours l’administrateur de la commune Mukaza Rénovât Sindayihebura, à part la Banque de la République du Burundi et la Bancobu qui ont accepté d’apporter leur pierre à l’édifice du projet du PCDC 2020-2024 sans beaucoup de détails, les autres institutions ne se sont pas encore prononcées, estimant prendre du temps pour discuter avec leurs assemblées générales avant de se décider sur leur contribution.

C’est dans cette même logique qu’elles ont prévu de se concerter le 15 mai prochain afin de répartir les secteurs que chaque institution devra appuyer ceci pour une répartition équitable des contributions dans les différents domaines. Ces institutions auront également l’occasion de se réunir au mois de juin pour planifier le calendrier et le délai des activités de la mise en application du PCDC.

Rappelons que le budget prévu pour cette année 2022- 2023 est autour de 17 milliards de Fbu.

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