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Dans nos coopératives

Plus de 10.000 coopératives enregistrées au Burundi

Le mouvement coopératif connaît un essor spectaculaire. Des milliers de coopérateurs, aux profils variés, se mettent ensemble pour lancer différentes structures avec l’objectif de féconder surtout le milieu rural : créer plus d’emploi et de revenus. A l’aide des derniers chiffres de l’ANACOOP, nous schématisons ce à quoi ressemble actuellement le domaine des sociétés coopératives …

 Avant la création de l’ANACOOP en 2019, c’est à l’API (Agence pour la Promotion des Investissement) que revenait la mission d’enregistrer toute nouvelle coopérative depuis 2013. Au total, jusqu’au 31 mars, 10.164 coopératives étaient déjà enregistrées à l’ANACOOP.

 Parmi celles-ci, 3.128 (soit 31% des coopératives) sont des « Sangwe», les coopératives collinaires créées par le Gouvernement à partir de fin 2018. Suite à une mobilisation accrue menée par différentes autorités du pays, la création de ces dernières va susciter un boom d’adhésion. Ceci explique notamment le pic qui s’observe sur la figure 1 pour l’an 2019 – Graphique élaboré à partir des données de l’ANACOOP.

Figure 1 – Evolution des coopératives créées entre 2013 et 2020

 Les coopératives créées investissent dans différentes activités réparties, selon la loi, en 6 catégories : les coopératives de production combinant l’agriculture, l’élevage, la transformation,… Ensuite, les coopératives de commercialisation et de consommation, les coopératives d’épargne et de crédit, les coopératives de services, les coopératives minières et enfin les coopératives multifonctionnelles.

 De toutes ces catégories, les coopératives tournées vers la production (44%) et les coopératives multifonctionnelles (38%) restent dominantes. Ces proportions résultent, d’une part, du fait que la plupart des coopérateurs sont du milieu rural et donc habitués à l’agriélevage. D’autre part, les coopérateurs optent pour un investissement dans plusieurs domaines tout simplement pour diversifier leurs sources de revenus. Les deux catégories sont suivies par les coopératives de commercialisation et consommation avec 12% des parts. Les trois autres catégories ont des proportions minimes, inférieures ou égales à 3%, comme on peut l’observer sur la figure 2- Graphique élaboré à partir des données de l’ANACOOP.

Figure 2 – Répartition des coopératives par secteur d’activité des coopératives créées entre janvier 2020 à 2021

Le profil des coopérateurs, un cas qui intéresse aussi

A part que la majorité de membres des coopératives se trouve être le petit paysan, la composition des coopérateurs en genre note également une différence remarquable : 38% des coopérateurs sont des femmes contre 62% d’hommes, selon toujours les chiffres de l’ANACOOP sur les sociétés coopératives créées entre janvier 2020 et fin mars 2021, où ces données sont disponibles.

Des milliards de capitaux mis en jeu

Coopérer, c’est aussi mettre en commun des moyens financiers. Ainsi, de janvier 2020 à mars 2021, les coopérateurs ont déclaré un montant de plus 10 milliards de Fbu comme capital social et 6.600 emplois prévisionnels. Sur cela, Vespucci Sengoga, chef du service Guichet unique à l’agence, explique que « même si ces emplois ne sont pas réellement créés car les coopérateurs optent pour travailler pour eux-mêmes, ce qui n’est pas mauvais d’ailleurs, ces projections reflètent quand même le grand potentiel dont regorge le secteur des coopératives sur le développement socio-économique du pays. »

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